Hapax compagnie - Pascal Giordano
Sawa Sawa// 2008 


En japonais, "Sawa sawa" est un son signifiant le bruissement de la végétation au passage de l'air... Image poétique du vent, mais aussi de façon métaphorique, la beauté, la grâce...
Pour Pascal Giordano "Sawa sawa" évoque un dialogue entre l'Homme et la nature. Attentif à ses bruits, à ses sons, à ses matières comme à ses couleurs, il imagine un monde de sensations, un étrange poétique et transforme notre approche perceptive et perceptible du réel.
Dans ce paysage, seul une personne apparaît, et pourtant "Sawa Sawa" est plus qu'un solo. Fonctionnant comme des personnes, la scénographie, vidéographique et lumineuse, interagie en temps réel, en direct avec le danseur et la musique. Elle crée l'environnement où le corps, à la fois aérien et enraciné, incarne la trace, le passage.
La danse, parfois lente, parfois fulgurante, évolue entre fluidité et saccades; la précision des gestes témoignent d'une ample respiration.
Dans l’assurance du langage qui fait l'univers et l’écriture de Pascal Giordano apparaît ici une fragilité essentielle...



[... Autodidacte aime à se dire le danseur. Pluridisciplinaire aussi. Sans conteste. D’où viennent alors ces envolées ? Tantôt encouragées par la musique et les couleurs. Tantôt contrariées par des aspirations que le monde occidental ne lui reconnaît plus... Absolument transpercé par sa culture d’origine d’une part, et celle qu’il a fait sienne lorsqu’il a découvert la tradition japonaise, d’autre part. C’est tout cela, peut être, qui lui a permis de danser le Naître et le dénaître de Nietzsche, qui résout la question de l’immortalité. En nous faisant parvenir ce message. Non ! En nous invitant à explorer son univers, Pascal Giordano n’a pas fait dans le beau. Il a œuvré et œuvre dans la nécessité de l’Etre... Sawa-sawa, c’est un peu tout cela. Peut être. C’est aussi beaucoup d’autres impressions. Sans doute. Sawa-sawa, c’est avant toute chose la grâce d’un mouvement tour à tour limpide et saccadé. Devant tant de puissance dans l’expression du danseur, le public n’a pu que faire silence !] (Annie JEANNE, La Presse de la Manche).

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